sécurité et stabilité politique - Parti Fusion des sociaux-démocrates haïtiens https://partifusion.ht/tag/securite-et-stabilite-politique/ Ayiti pap peri, N ap chanje sa! Mon, 05 Oct 2026 23:11:50 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://partifusion.ht/wp-content/uploads/2026/10/cropped-Parti_Fusion_PFSDH-Logo-32x32.png sécurité et stabilité politique - Parti Fusion des sociaux-démocrates haïtiens https://partifusion.ht/tag/securite-et-stabilite-politique/ 32 32 Position de la FUSION sur le discours du Coordonnateur du CPT https://partifusion.ht/position-de-la-fusion-sur-le-discours-du-coordonnateur-du-cpt/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=position-de-la-fusion-sur-le-discours-du-coordonnateur-du-cpt https://partifusion.ht/position-de-la-fusion-sur-le-discours-du-coordonnateur-du-cpt/#respond Fri, 14 Mar 2025 15:20:38 +0000 https://www.partifusion.ht/?p=6060 Port-au-Prince, le 13 mars 2025 La dégradation accélérée de l’environnement sécuritaire constitue le sujet de préoccupation principal pour toutes haïtiennes et tous haïtiens. Nous désirons…

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Port-au-Prince, le 13 mars 2025

La dégradation accélérée de l’environnement sécuritaire constitue le sujet de préoccupation principal pour toutes haïtiennes et tous haïtiens. Nous désirons la fin de l’insécurité, nous voulons retrouver un minimum de stabilité en vue de remettre en place les institutions démocratiques et de redonner espoir à nos compatriotes surtout à nos jeunes. Ce désir de paix et de restauration de l’autorité de l’État est indispensable. Ainsi, les autorités doivent assumer leur responsabilité avec le sens du sérieux.

A ce sujet, le Parti Fusion des sociaux-démocrates haïtiens (PFSDH) exprime ses plus vives préoccupations face à l’annonce faite par le Coordonnateur du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), monsieur Fritz Alphonse Jean, concernant l’implication de la Brigade de Surveillance des Aires Protégées (BSAP) dans le combat contre l’insécurité galopante en Haïti. En tenant compte de la réputation douteuse de la plupart des agents de ce corps armé, un tel projet comporte des risques majeurs.

Monsieur le Coordonnateur du CPT,

La résolution de la crise sécuritaire qui ravage le pays depuis plus de cinq années est beaucoup plus complexe que l’on se l’imagine. Il faut faire appel à des spécialistes chevronnés, sérieux, courageux et déterminés à mettre en œuvre un plan stratégique adapté à la guérilla urbaine qui a déjà fait beaucoup trop de victimes en pertes de vies humaines, en dégâts matériels incommensurables et en traumatismes mentaux jamais évalués.

Onze mois après l’installation d’une formule de gouvernance inédite et inadaptée à la réalité politique d’aujourd’hui, aucun progrès n’est constaté dans la recherche d’une solution. La population, rongée par la peur, la faim et le désespoir, devient nomade. Depuis l’installation du CPT, les territoires perdus augmentent à un rythme accéléré. Les gangs armés ont conquis Cabaret, Arcahaie, Solino, Delmas 30, Pont sonde, Gressier pour ne citer que six. Des dizaines d’écoles et d’églises sont incendiées, des centaines de milliers de personnes sont dans les rues à la recherche d’un refuge, des médias sont vandalisées et incendiées tandis que depuis l’arrivée de ces nouveaux messies les forces de sécurité ont reçu le support physique de plus de mille agents aguerris, dit-on, en provenance de l’étranger, une quarantaine de véhicules blindés, 600 fusils d’assauts et autres matériels sophistiqués, trois hélicoptères. Le résultat !

Il serait puéril de croire que le problème se localise au niveau de l’effectif. L’équipe au pouvoir s’enorgueillissait d’avoir les ressources suffisantes pour venir à bout de l’insécurité qui n’était autre que politique, mais son incapacité à élaborer un plan de combat se révèle flagrante. Il serait préférable, Monsieur le coordonnateur, de travailler pour faire cesser cette guerre de tranchée entre le CPT, le Gouvernement et la Direction générale de la police nationale d’Haïti pour se pencher sur la douleur de la population en première place. Il faut aussi arrêter cette séparation de gâteau qui consiste à placer des hommes serviles à des postes clés pour défendre des intérêts personnels au détriment de l’intérêt collectif. C’est le seul sacrifice qui permettra de déboucher sur une solution définitive à la crise qui ravage le pays depuis trop longtemps. Ce n’est pas l’implication des agents de la BSAP qui va aider à trouver la sortie.

Nous mettons en garde contre toute tentative de normalisation d’une structure parallèle qui, dans les faits, a fonctionné en dehors du contrôle de l’État et dont les anciens responsables ont publiquement affiché des ambitions politiques et une posture d’insubordination. Une telle démarche ne ferait qu’ajouter à la confusion institutionnelle et ouvrirait la voie à une insécurité encore plus incontrôlable à celle déjà entretenue par les gangs armés.

Le PFSDH appelle à une gestion responsable et concertée de la crise sécuritaire en Haïti, fondée sur le respect des principes républicains et l’État de droit. Nous demandons au CPT de reconsidérer son projet et d’opter pour une réforme sécuritaire basée sur la professionnalisation des forces existantes et le respect des institutions démocratiques. Nous refusons toute solution improvisée qui continuerait de mettre en péril la stabilité nationale. Nous restons engagés à soutenir toute démarche sérieuse visant à restaurer la sécurité du pays.

Ayiti pa dwe peri, An nou chanje sa !!!
Le Directoire

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Les Siamois https://partifusion.ht/les-siamois/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=les-siamois https://partifusion.ht/les-siamois/#respond Fri, 30 Aug 2024 19:49:00 +0000 https://www.partifusion.ht/?p=5267 "Face à tant de défis, Haïti a besoin de solutions innovantes. Cet article explore différentes pistes pour sortir de la crise : renforcement des institutions, lutte contre la corruption, développement économique, coopération internationale. Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir meilleur."

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« Nous donnons au monde ce spectacle d’une jeune nation, née à des hauteurs étonnantes, se coupant les ailes pour tomber au niveau de toutes les abjections »[1] Edmond Paul .


La transition de rupture, était-elle porteuse d’un projet ? Ceux et celles qui s’opposaient au régime d’alors ont proposé la création d’un Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Dès sa mise en forme, les initiateurs ont commencé, sur fond de crise, à exécuter leur numéro de scène. Et la machine aussitôt en marche, les Conseillers-Présidents, chacun en ce qui le concerne, se donnent à cœur joie en étalant graduellement la dimension artistique de leurs talents. Entre autres, deux cas majeurs de flagrance :

  1. Sur le chapitre de la corruption, le Président du Conseil d’administration de la Banque Nationale de Crédit doit verser cent millions de gourdes à trois Conseillers Présidents en échange de sa reconduction au poste de président du CA.
  2. Sur la rubrique de l’insécurité, le Président rotatif du CPT a coloré en rose le paysage haïtien en déclarant que ‘’la vie commence à reprendre dans les rues de la capitale et, dans le reste du pays dans le nord comme dans le sud la vie a repris quasiment totalement et environ quatre-vingt mille étudiants en 9eme Année Fondamentale ont subi les examens officiels réussis la semaine dernière ’’ par devant l’Assemblée de la CARICOM à l’occasion de sa 47ème réunion.

A la primature, le Premier Ministre désigné n’y est pas allé de main morte. Dans son discours d’investiture en date du 12 Juin 2024, il a tenu un discours imprégné de couleur hautement nationaliste. Il y a quelques passages que je retiens : « Je m’engage devant vous chers concitoyens à servir notre nation avec intégrité, transparence et dévouement….   Il est crucial que nos policiers et nos soldats soient bien préparés pour faire face aux défis sécuritaires actuels… Nous veillerons à ce qu’il dispose d’outils nécessaires pour accomplir leur mission avec efficacité et professionnalisme. Nous devons rétablir la confiance du peuple dans ses dirigeants et ses institutions. Cela implique une transparence totale dans la gestion des affaires publiques et une tolérance zéro envers la corruption ». Veut-il réinventer la roue ?

En ayant visité l’Hôpital Général accompagné du Directeur Général a.i de la Police Nationale d’Haïti et l’affrontement qui en est résulté entre les gangs et les Forces de l’Ordre, en ayant rencontré en la résidence privée du Conseiller-Présidentiel d’autres Conseillers et des responsables de secteur politique et le spectacle qui s ‘en est suivi, le Premier Ministre s’est montré tout aussi talentueux.

Dans une interview diffusée en date du 7 Août 2024, le Premier Ministre a dit : « Il sera extrêmement difficile d’organiser les élections et assurer la passation du pouvoir à de nouveaux élus au 7 Février 2026 dans les conditions actuelles ». Il est frustré par rapport à la lenteur constatée dans la fourniture de l’aide promise par l’International, en particulier les Etats-Unis pour rétablir l’ordre et améliorer les conditions d’existence de la population.

Hier, ils se sont présentés comme les défenseurs de la société, les garants d’un ordre nouveau, les tenants du système démocratique, comme l’alternative crédible. Aujourd’hui, ils ont les mêmes réflexes, reproduisent les mêmes faits et gestes et sont pressés de passer à la caisse. 

Je me questionne sur la pesanteur d’un passé prégnant, d’un passé reproduit avec efficacité.

C’est pourquoi mon ouvrage, titré ‘’Les Siamois : ‘’Pouvoir et Opposition’’ qui sera bientôt disponible, prend en compte cette malformation congénitale. Tout en s’excluant l’un l’autre, le tandem « Pouvoir et Opposition » se donnent la main, demeurent solidaires et jouissent d’une santé robuste sur la longue période 1804-2024. La pérennité de l’un assure la survie de l’autre 

J’en déduis en interrogeant l’histoire, cette cruelle enseignante, que le Pouvoir et l’Opposition se livrent une lutte sanglante et se relaient tout aussi bien. Ils sont siamois. Cette forme de lutte, engagée à l’aube même de la jeune nation haïtienne, est devenue une constante à travers l’histoire. Je cite deux faits d’illustration :

  1. Les hommes de l’Ouest et du Sud s’en veulent à Dessalines qu’ils qualifient de tyran. Ils organisent la révolte et abattent l’Empereur. Leur texte « Résistance à l’oppression » traduit l’expression de leur exaspération, de leur ras le bol, de leur volonté de construire une société dont la boussole sera axée sur la loi.

Lisons un extrait de ce document : « En attendant le moment où il sera possible de l’établir, nous déclarons que l’union, la fraternité et la bonne amitié, étant la base de notre réunion, nous ne déposerons les armes qu’après avoir abattu l’arbre de notre servitude et de notre avilissement et placée à la tête du gouvernement un homme dont nous admirons depuis longtemps le courage et les vertus, et qui, comme nous, était l’objet des humiliations du tyran ;  le peuple et l’armée dont nous sommes les organes, proclament le général Henri Christophe, Chef provisoire du gouvernement haïtien, en attendant que la constitution, en lui déférant définitivement ce titre auguste, en ait désigné la qualification. »

Une fois l’Empereur abattu, les hommes de l’ouest et du sud en veulent à Christophe. C’est la guerre déclarée qui conduit à la séparation du pays en deux Etats : le Nord, l’Ouest et le Sud.

  • En 1843, les hommes de Praslin se liguent contre Boyer, l’obscurantiste qui finit par prendre l’exil. Animés par des idées généreuses de changement, déterminés à édifier un gouvernement civil comme norme, ils conçurent un projet de constitution. Ce sera la Constitution de 1843.

En prenant le pouvoir, les hommes de Praslin n’ont pas su montrer qu’ils étaient différents de Jean-Pierre Boyer. Charles Rivière Hérard, expression de ce mouvement et devenu Président à son tour, fut lui aussi chassé, emporté par le complot ourdi par les boyeristes et contraint de s’exiler avec des personnalités qui avaient organisé éloquemment l’opposition parlementaire. En fomentant ce coup d’état contre les hommes de Praslin, le parti boyeriste proposa la candidature de Guerrier à la présidence. Du 3 mai 1844 au 27 février 1847, intrigues, conspirations et luttes sanglantes opposèrent les Boyeristes aux Rivièristes. Trois présidents se succèdent : Philippe Guerrier, Louis Pierrot et Jean Baptiste Riché.  Les boyeristes inaugurèrent la politique de doublure qui consistait à porter au pouvoir un noir ignorant pour diriger le gouvernement en son nom. C’est malheureusement notre Haïti où « hier » et « aujourd’hui » assurent la permanence de manière coriace. L’approche mécanique des faits historiques tels que présentés sommairement en rapport avec les tenants du pouvoir et de leurs opposants apporte un éclairage sur notre mode de fonctionnement. Elle permet de saisir l’enchevêtrement contextualisé de la trame des évènements demeurant encore le modèle politique aux sources intarissables où les hommes et les femmes politiques de la cité viennent s’abreuver.

Néanmoins, ne faut-il pas, par-delà le contexte historique, interroger et scruter le phénomène de la colonisation ? Aimé Césaire, en posant l’équation : colonisation = chosification dans son « Discours sur le colonialisme » publié en 1950, oriente notre réflexion sur le legs colonial et ses stigmates jusqu’à présent indélébiles. Cette chosification, synonyme de toutes les méthodes d’ensauvagement, de violence, de haine raciale, de relativisme moral, s’est enfouie instinctivement en nous, et aussitôt en activité elle se déverse de manière éruptive.   

Leslie Manigat décrit de fort belle manière le poids colonial et historique en ces termes : « C’est l’héritage colonial puis national, avec ses sédimentations et ses érosions différentielles sous forme d’atavisme et de résistance, de séquelles et de résidus, de positions et de résurgences d’autant plus possibles, que chez nous, la longue durée, en l’altérant certes, maintient le passé vivant »

En partageant ces donnes historiques, je veux rappeler à mes frères et sœurs haïtiens et haïtiennes qu’il n’y a pas de génération spontanée.  Nous sommes les causes de nos malheurs et ensemble nous devons être en mesure d’identifier le mal et envisager comment sortir du bourbier. Des propos acerbes ! Des paroles qui détruisent ! Des prises de position de chapelle ! nous avons démontré une adroite et rare habilité à « dynamiser le recul » pour reprendre l’expression du professeur.

La dynamique du recul, c’est se complaire dans un individualisme primaire, sauvage, à défaut de toute forme de solidarité agissante envers la collectivité.

La dynamique du recul se manifeste avec les forces vives du pays qui, tout en étant conscients de parodier la démocratie, utilisent le double discours.

La dynamique du recul se manifeste dans le démantèlement des Institutions républicaines.

La dynamique du recul se manifeste dans le morcellement de la République entouré de gangs bien équipés et protégés qui ont leur juridiction respective.

La dynamique du recul se manifeste dans la velléité des politiques à armer leurs troupes en vue de remporter les élections

La dynamique du recul consiste à rendre possible constitutionnellement la multiplication des partis politiques- en fait des particules- qui attendent l’occasion pour s’inscrire dans les prochaines compétitions électorales.

La dynamique du recul est le langage manichéen au quotidien des obscurcisseurs : seuls les technocrates peuvent diriger efficacement le pays ; les politiciens sont catégorisés comme étant tous des corrompus et nuls à travers le prisme convenu par l’expertise des puristes.

La dynamique du recul, c’est inaugurer et mettre en marche l’industrie nationale du crime organisé, du kidnapping contre rançon, de la rendre séduisante et florissante, jusqu’à en faire d’elle une habitude devenue maintenant habitus.

La dynamique du recul se manifeste dans la manipulation d’un discours pernicieux, manichéiste qui inocule aux frères et sœurs haïtiens et haïtiennes le venin de la discorde et de la haine.

La dynamique du recul se manifeste dans la perte totale de notre souveraineté.

Il faut se rendre à l’évidence que nous sommes tous dans le même bateau qui prend de l’eau et fait naufrage. Comment donc redresser la barque ?  C’est un véritable pari qui peut être relevé si l’on peut se défaire de son ego. L’Haïtien doit se parler vrai. Les forces vives de la nation, sans esprit de condescendance, doivent cogiter autour d’un plan d’ensemble.

Pour la Fusion, Il demeure indispensable de construire une nouvelle Haïti. Réfléchissons sur les échecs répétés des élites et les causes de nos malheurs, sur la présente situation politique, économique, sociale, environnementale, sécuritaire, démographique du pays. Présentons une offre politique innovant à travers un projet national. 

Pour la Fusion, il nous faut construire une plateforme politique solide, composée d’organisations politiques, de personnalités et des organisations de la société civile pour les prochaines élections.

Pour la Fusion, il nous faut une offre politique innovant à travers un projet national axé sur la modernisation de l’état et de l’économie du pays, la reconquête de notre souveraineté, la justice et la justice sociale, la stabilité politique.

Pour la Fusion, il nous faut la signature d’un Pacte de Gouvernabilité.

Il faut qu’Haïti se réveille et se transforme !

REVEILLONS- NOUS. REVEILLONS HAITI DE SA LETHARGIE ET TRANSFORMONS-LA !

Edmonde Supplice Beauzile

Edmonde Supplice Beauzile, une personnalité politique haïtienne, qui a joué un rôle significatif dans la vie politique de son pays. Elle a été membre de la Chambre des Députés et du Sénat, et elle a dirigé le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens(PFSDH-FUSION) de septembre 2011 à date.

Visitez https://partifusion.ht/

Je peux vous en dire plus sur son parcours. Edmonde Supplice Beauzile est née le 14 octobre 1961 à Balladère et a grandi là-bas ainsi qu’à Maïssade. Elle a étudié les sciences juridiques à l’Université d’État d’Haïti et a obtenu une maîtrise en éducation à l’Université de Montréal en 1993. Elle a siégé à la Chambre des Députés de 1990 à 1994 et au Sénat haïtien de 2006 à 2012, où elle a également occupé le poste de vice-présidente.

Malgré les défis politiques et sociaux auxquels elle a été confrontée, Edmonde Supplice Beauzile a continué à jouer un rôle actif dans la vie politique haïtienne. Copilot (MS IA)  pour voir plus : Edmonde Supplice Beauzile: « J’ai toujours rêvé d’être de celles qui prennent les décisions » (lenouvelliste.com) ;  Winnie Hugot Gabriel ,                 22 sept. 2015 | Lecture : 7 min.

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[1]C’une citation puissante ! Elle évoque la chute d’une nation qui, malgré un départ
promoteur, finit par se dégrader et perdre sa grandeur. Les mots d’Edmond Paul
nous invitent à réfléchir sur la fragilité des sociétés et idéaux.

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Note de conjoncture – Haïti, à la croisée des chemins https://partifusion.ht/haiti-a-la-croisee-des-chemins/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=haiti-a-la-croisee-des-chemins https://partifusion.ht/haiti-a-la-croisee-des-chemins/#respond Mon, 29 Jul 2024 01:51:19 +0000 https://www.partifusion.ht/?p=5178 Le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens (FUSION/PFSDH) appelle les Haïtiens à reconnaître la gravité de la situation actuelle et à analyser la responsabilité collective dans la crise nationale. Le parti souligne l'importance de l'unité pour surmonter les crises institutionnelles et sécuritaires, et critique la mauvaise gouvernance locale autant que les influences étrangères. FUSION prône la collaboration pour un consensus national, dénonce la corruption, et appelle à des efforts concertés pour améliorer la sécurité, la gouvernance et l'économie. Ils insistent sur l'urgence d'unir les forces pour reconstruire le pays et éviter de dépendre de l'aide internationale.

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Après trois années de transition, le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens (FUSION/PFSDH) croit important et nécessaire d’appeler tous nos compatriotes d’ici et d’ailleurs à prendre la mesure de la gravité de la situation actuelle , à accepter de faire sans complaisance une analyse profonde de ce qui nous arrive en tant que peuple et à réfléchir sur le « que faire » pour sortir notre pays de ce cercle vicieux de crises de toutes sortes à répétition.  La tentation est grande de faire porter la responsabilité de tous nos malheurs à nos adversaires et trop souvent à l’étranger.  Les pays dits amis ont certes contribué de près ou de loin, directement ou indirectement à nous conduire là où nous sommes, mais nous devons admettre que même si ce qui se passe chez nous, est souvent surdéterminé par des influences ou des ingérences extérieures, quelque part la politique interne est conduite par des nationaux et la mauvaise gouvernance est imputable à tous : aux haïtiens et haïtiennes, aux politiques, au secteur privé et la société civile.  Notre destin en tant que peuple, en tant que Nation est d’abord entre nos mains et il nous incombe de prendre les dispositions pour redresser la barque nationale et la conduire à bon port.

La FUSION se pose la question et la pose à tous nos compatriotes par-delà les clivages politiques, économiques et sociaux : pourquoi face à l’effondrement quasi-total de nos institutions, face au risque de perte réelle de notre souveraineté et de mise sous tutelle de notre pays, nous n’arrivons pas à faire le dépassement indispensable en vue de construire le consensus nécessaire pour concevoir et apporter des solutions durables ?

Après le choc traumatique causé par l’assassinat de l’ancien président, Son Excellence Jovenel Moise, la FUSION et d’autres qui étaient dans l’opposition, avaient compris qu’il fallait un sursaut, un réveil citoyen pour ramener le pays sur la voie de la démocratie institutionnelle, passage obligé pour rebâtir notre économie et répondre aux attentes multiples de nos concitoyennes et concitoyens.  Nous avons choisi la seule voie qui semblait appropriée en la circonstance : soutenir celui que l’ancien président défunt avait choisi pour conduire la politique de la Nation.  Ce n’est pas un hasard si nous n’avions pas participé à son premier gouvernement.  Il ne s’agit pas alors de nous battre pour des postes, mais nous voulions plutôt contribuer à faire prendre une nouvelle direction au pays.

La FUSION avec d’autres acteurs, a contribué fortement à l’élaboration de l’Accord Pour Une Gouvernance Efficace et Apaisée De La Période Intérimaire dit Accord du 11 septembre.  Ce document aurait pu permettre de rassembler les Haïtiennes et les Haïtiens autour d’un projet commun pour faire face aux nombreux défis du moment.  Malheureusement, plusieurs acteurs n’ont pas voulu saisir cette opportunité pour des raisons que nous ne voulons pas juger.  Il faut rendre cette justice au Premier ministre qui a toujours voulu obtenir un consensus plus large autour de cet accord.  C’est ce qui a conduit à la signature le 21 décembre 2022 du Consensus National Pour Une Transition Inclusive et des Élections. De nombreux autres acteurs de la société civile et du secteur privé ont paraphé ce document. 

Face à la détérioration de la situation sécuritaire et au maintien du Premier ministre en dehors du pays, les parties prenantes des deux accords précédents ont fait preuve de leur capacité de dépassement de leurs intérêts immédiats, en acceptant la décision de celui-ci de passer le flambeau à celles et ceux qui refusaient tout compromis.  La formule imposée par la communauté régionale de mettre en place une présidence collégiale de sept membres avec deux observateurs, a été entérinée à la Jamaïque en dépit du fait que nombre d’acteurs étaient sceptiques quant aux chances de succès de cette démarche expérimentale.

Aujourd’hui, cette structure est en place, il y a un nouveau Premier ministre et un nouveau gouvernement est aussi en place.  La FUSION ne peut que souhaiter la réussite de cet attelage. Les dissensions qui sont étalées publiquement, défraient la chronique sur les réseaux sociaux et font craindre un éclatement qui serait préjudiciable pour le pays tout entier. Les échos de scandales de corruption, de tentatives de racket de dirigeants d’établissements publics éclaboussant des membres du Conseil Présidentiel de Transition, révoltent les citoyennes et les citoyens et font craindre une implosion de cette structure.

Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de continuer à offrir ce spectacle désolant à notre jeunesse et au monde entier, à un moment où l’environnement sécuritaire se dégrade. Le gouvernement précédent, en constatant les faiblesses de nos forces de sécurité a pris l’initiative de solliciter un soutien robuste de la communauté internationale.  Cette demande a été produite en octobre 2022.  Une réponse est intervenue une année plus tard.  Dix mois après on n’arrive pas à trouver des volontaires pour constituer une force de deux mille cinq cents hommes et femmes.  On n’arrive pas non plus à mobiliser le financement nécessaire pour la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS). Nous devons nous rendre à l’évidence qu’au niveau international, il y a ce qu’ils appellent « une Haïti fatiguée ». 

La réticence des pays dits amis à nous venir en aide une fois de plus est certainement une conséquence du fait que depuis la chute de la dictature en 1986, nous nous sommes montrés incapables de prendre en main la gestion rationnelle de nos institutions. Il est dès lors compréhensible que lesdits amis se montrent réticents à dépenser l’argent de leurs contribuables et à envoyer leurs policiers et leurs soldats risquer leur vie pour des Haïtiens qui s’entredéchirent et n’arrivent pas à s’entendre sur les questions les plus élémentaires, ou pour des élites qui ne pensent qu’à leur pouvoir et à leurs privilèges scandaleux dans un pays dont la moitié de la population vit en insécurité alimentaire.  Quels arguments nos diplomates ou ce qui en reste, vont utiliser pour convaincre un pays partenaire à nous venir en aide pour garantir le pouvoir d’élites politiques et économiques qui ont la réputation à tort ou raison, d’être des corrompus qui ne pensent qu’à se reproduire au pouvoir ?

Chez nous, ces temps-ci, tout est sujet à controverses et à des disputes interminables.  Tous les segments de la société se divisent sur tout.  Exemple : la mise en place d’un énième Conseil Électoral Provisoire (CEP) indépendant et les luttes fratricides dans les différents secteurs appelés à choisir l’un des neuf membres sont autant de preuves de la difficulté à rassembler les Haïtiennes et les Haïtiens en vue d’une solution durable de nos crises.  Ces luttes féroces donnent le sentiment que les organisations sollicitées croient que la personnalité qu’il désigne ne fera pas partie d’un organisme indépendant, mais sera à leur service pour favoriser leurs candidats lors des prochaines élections.  C’est la recette parfaite pour des élections contestées et une prolongation des crises politiques.

Ce n’est pas avec un état d’esprit pareil que nous allons réussir à combattre les gangs armés.  Ce n’est pas avec ce type de comportement que nous allons convaincre les dits amis de nous aider à rétablir l’autorité de l’état.  Ce n’est pas avec les pratiques décrites ci-dessus que nous allons parvenir à mettre en place des institutions crédibles capables de rassembler autour d’un projet commun.

Notre société est minée par la méfiance entre les acteurs à tous les niveaux.  Il est devenu vital que nous puissions tous transcender nos intérêts individuels ou plutôt faire en sorte que nos intérêts coïncident avec ceux de la Nation.  La lutte contre l’insécurité passe par la lutte contre la pauvreté abjecte qui frappe trop nos compatriotes. Si nous n’arrivons pas à vaincre la méfiance, nous ne pourrons pas inspirer confiance aux investisseurs dont nous avons besoin pour mettre en valeur nos potentiels économiques inexploités et créer des emplois durables pour notre jeunesse. Sans la confiance dans nos institutions et dans nos élus, nous ne parviendrons pas à nourrir notre population.  Les différentes préoccupations : nourrir la population, construire des infrastructures, rétablir un état de droit et un système judiciaire crédible devraient suffire à motiver les uns et les autres pour une mise en commun des énergies dans l’intérêt bien compris de tous.

Cette transition doit réussir dans le délai imparti. C’est pour cette raison que la FUSION/PFSDH en appelle au rassemblement des haïtiennes et des haïtiens pour sortir une fois pour toute de ces crises à répétition.  Nous en avons marre de devoir quémander l’aide internationale après avoir été, nous-mêmes, les artisans de nos malheurs.  Les défis sont nombreux.  Si nous voulons les surmonter avec succès dans les dix-huit mois qui viennent, cessons dès aujourd’hui nos querelles intestines, mettons-nous autour d’une table pour prendre les engagements nécessaires.  Evitons le pire.  Notre avenir dépend uniquement de nous.

Ayiti pap peri, N’ap chanje sa !

Port-au-Prince, le 26 juillet 2024



Le Directoire





Note de conjoncture – Parti Fusion

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La diplomatie haïtienne face aux défis et aux enjeux du 21e siècle https://partifusion.ht/la-diplomatie-haitienne-face-aux-defis-et-aux-enjeux-du-21e-siecle/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=la-diplomatie-haitienne-face-aux-defis-et-aux-enjeux-du-21e-siecle https://partifusion.ht/la-diplomatie-haitienne-face-aux-defis-et-aux-enjeux-du-21e-siecle/#respond Sun, 05 Nov 2023 21:45:20 +0000 https://www.partifusion.ht/?p=4505 Tout jeune diplomate en poste à La Havane à la fin des années 1990, j’ai rencontré un ambassadeur du Mexique, un sexagénaire blanchi sous le…

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Tout jeune diplomate en poste à La Havane à la fin des années 1990, j’ai rencontré un ambassadeur du Mexique, un sexagénaire blanchi sous le harnois, qui avait été affecté dans plus d’une dizaine de capitales dans le monde, dont Port-au-Prince. Il m’avait dit un jour, combien il admirait la résilience et la fierté du peuple haïtien et qu’il était en train de suivre avec un intérêt et une attention soutenus les percées diplomatiques que faisait Haïti dans le contexte combien complexe de l’après-guerre froide.    Cette    conversation    m’avait marqué. C’était un intellectuel de haut vol avec qui je passais de longues heures d’échanges après nos séances de tennis au   club Havana. J’ai eu l’occasion de le rencontrer à deux reprises après avoir quitté le poste de La Havane. C’était un vrai gentleman. J’ai appris qu’il est décédé à l’été 2020, dans sa province natale de Veracruz, en pleine pandémie du Covid-19. Qu’il repose en paix !

Je rappelle ce coup d’œil étranger sur la diplomatie haïtienne post-86 pour souligner la pertinence et la justesse de l’opinion de ce briscard de la diplomatie. Effectivement, après la chute des Duvalier en 1986, la diplomatie haïtienne semblait avoir adopté l’adage qui veut qu’on ait « des amis, encore des amis et toujours des amis. », se démarquant de la diplomatie sinon secrète, du moins discrète, incarnée en France par la figure d’un Talleyrand, au profit d’une diplomatie qui s’exerce au contraire au milieu de la place publique. Car les médias ont l’œil braqué sur l’événement et une grande partie de l’activité diplomatique de l’après-guerre froide consiste à « communiquer » : parler aux journalistes, faire du réseautage, faciliter des rencontres, rédiger des textes destinés à être publiés. Alors que l’interdépendance du monde pavait la voie aux investissements étrangers et aux échanges commerciaux, notre pays s’était recroquevillé dans les plis d’un immobilisme desséchant, d’un isolationnisme de mauvais aloi qui ne s’expliquent que par la soif de pouvoir des élites rétrogrades et leur volonté affirmée de s’accrocher à leurs privilèges.

Ce repli sur soi condamnait le pays à végéter dans la pauvreté, hors des circuits commerciaux et financiers d’un monde globalisé. Qui ne se souvient pas des stéréotypes qui émaillaient le discours médiatique international qui rebattaient les oreilles avec des stéréotypes du genre, « Haïti, terre du Vaudou » ou le « pays de la violence et de la misère », à l’instar de ce philosophe qui récemment décrivait le pays comme « un bazar du bizarre, une marmite du diable ». Toutes ces platitudes, tous ces poncifs n’ont pas survécu à la volonté démontrée par le peuple haïtien de son choix en faveur de la démocratie.

À la chute de la dictature, la République d’Haïti a brisé l’isolement en initiant et en établissant des relations diplomatiques avec la plupart des pays d’un monde essentiellement dominé par les valeurs républicaines et démocratiques. Ce mouvement s’est opéré sur une grande échelle, de l’Amérique latine à l’Europe en passant par l’Asie et l’Afrique. Haïti, est d’abord entré provisoirement dans la CARICOM le 4 juillet 1998 et devenue membre à part entière de la Communauté caribéenne (CARICOM) en juillet 2002. Lors, les autorités haïtiennes ont pris la décision de publier dans le journal officiel Le Moniteur le Traité signé à Chaguaramas, Trinidad & Tobago le 4 juillet 1973, entré en vigueur 1er Août 1973 et Révisé en 2001 qui établit le marché et l’économie uniques de la Communauté caribéenne comme symbole vivant du désir du pays de renforcer ses liens avec ses frères de la Caraïbe.

L’État haïtien a continué cette démarche d’intégration en visant d’autres pays de l’Amérique centrale et latine avec lesquels il entretient des relations historiques d’amitié et de coopération comme le Venezuela, Cuba, le Mexique, le Chili, le Brésil et l’Argentine. Dans la foulée, Haïti est devenue membre du Groupe de Rio et, pendant un certain temps dans les années 1990, a assuré la présidence de l’Association des Etats des Caraïbes (AEC) et du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC). Autant de forums qui devraient permettre aux décideurs d’articuler une nouvelle vision de l’action politico- diplomatique. Ici nous sommes dans le domaine strict de la représentation. La représentation diplomatique étant l’un des socles conceptuels emblématiques de l’activisme politico- diplomatique, il est important de l’utiliser pour faire connaître le pays, imposer sa présence parmi ses pairs, exposer ses opinions et ses points de vue devant les partenaires du monde entier. C’est   là   un   fait   incontournable et indispensable !

Mais il faut davantage que la simple représentation axée sur le protocole et le cérémonial. Le travail diplomatique requiert tout un dispositif de valeurs qui régissent la politique, l’économie, l’investissement, le commerce, le tourisme etc. Maintenant que le pays est accepté dans toutes les assises internationales et dans presque tous les pays comme un partenaire fiable et engagé dans le processus démocratique, la grande question est celle-ci : comment rendre la diplomatie haïtienne plus proactive et plus dynamique pour qu’elle progresse au diapason des idéaux démocratiques et du développement ? Comment rendre le réseau diplomatique haïtien plus performant et plus susceptible de contribuer à une croissance économique ? Quels axes devrions-nous privilégier pour parvenir à placer l’intérêt national au cœur des pratiques diplomatiques et comme élément-pivot des relations internationales d’Haïti ?

Répondre à ces questions revient à inventorier ou à comprendre le nouveau paradigme qui s’est instauré au cœur des relations internationales durant ces deux dernières décennies : le paradigme de l’intérêt national lié aux enjeux géoéconomiques mondiaux. En ce sens, cette nouvelle vision stratégique ne conçoit pas la diplomatie en dehors de la dynamique sociopolitique interne ni en dehors des actions à mener pour l’ouverture de nouveaux marchés et de stimulants économiques et financiers susceptibles   de générer l’accumulation du capital et la création de richesses, facilitant ainsi l’accroissement des ressources matérielles et humaines du pays.

La compréhension et la mise en œuvre de ce nouveau paradigme permettra aux diplomates sur le terrain et aux autorités politiques dans le pays d’embrasser une perspective globale de croissance économique et d’ouverture de marchés comme éléments fondamentaux des relations bilatérales entre Haïti et ses partenaires internationaux, chacun en ce qui le concerne. L’intérêt national lié aux enjeux économiques suppose un travail en amont que la diplomatie se fera fort de relayer dans ses interactions avec les autorités et la société civile des États accréditaires.

Les points d’ancrage suivants sont importants à considérer dans toute approche stratégique nouvelle pour renforcer la diplomatie haïtienne en ce début du 21e siècle.

Tour à tour, nous considérons les aspects qui suivent :

  1. Diplomatie, sécurité et stabilité politique ;
  2. Diplomatie, investissements étrangers directs et développement ;
  3. Diplomatie, migration et diaspora.
  4. Diplomatie et politique culturelle comme “Soft Power” ; et
  5. Les vides à combler dans la pratique ; du réseau diplomatique Haïtien

Veuillez tenir compte du fait que je n’ai pas, ici, l’intention ou la prétention de fournir une liste exhaustive.

Gandy Thomas

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